Cette thèse de doctorat étudie comment la salive peut être utilisée comme un outil simple et non invasif pour détecter l'ovulation chez l'homme. La salive contient de nombreuses biomolécules importantes, en particulier des protéines, qui reflètent les changements dans le corps au cours du cycle menstruel. Dans cette étude, les propriétés physiques, chimiques et ultrastructurelles de la salive ont été examinées au cours de différentes phases du cycle, révélant des variations évidentes. En utilisant des techniques protéomiques avancées, l'étude a identifié des changements significatifs dans l'expression des protéines, avec plus de 530 protéines détectées pendant la phase d'ovulation, contre moins dans les autres phases. Des protéines clés telles que la cystatine-S, la protéine inductible à la prolactine et l'anhydrase carbonique 6 se sont révélées être fortement exprimées pendant l'ovulation. Les résultats suggèrent que la détection de l'ovulation à partir de la salive pourrait faciliter les traitements de fertilité et la planification familiale naturelle. Cette recherche ouvre la voie au développement de biocapteurs faciles et sans stress pour une prédiction précise de l'ovulation.